Intelligence artificielle vs intelligence intuitive : ce que l'IA ne pourra jamais faire à votre place

Tout le monde parle d’IA. Tout le monde l’utilise. Beaucoup commencent à lui déléguer leurs décisions importantes, qu’elles soient professionnelles, stratégiques et/ou (souvent) très personnelles.

Et si c’était là que se jouait quelque chose d’essentiel ? Non pas dans l’outil lui-même mais dans ce qu’on oublie de mobiliser quand on lui fait trop confiance ?

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Prise de décision et intelligence artificielle : ce que l'IA ne peut pas faire à votre place
Déléguer ses décisions à l'IA : fascinant… et risqué

Je ne suis pas contre l’intelligence artificielle. Loin de là. Je me sers tous les jours de différents LLM. Pour ne pas le nommer : Mammouth, un agrégateur qui me permet d’avoir au même endroit mon travail aussi bien lié à l’écriture qu’à la création de mes œuvres artistiques. Mais au moins, avec eux, je sais que j’ai encore une relative souveraineté de mes données (même si moins performant qu’un Claude AI projet à lui seul, par exemple. Mais c’est un autre sujet).

Mon parcours m’a amenée à croiser et à continuer de travailler dans des univers très différents tels l’édition, le Web3, la création sonore (podcast ou création artistique transmédia), la guidance intuitive… et dans chacun d’eux, je vois depuis quelques années maintenant comment les outils numériques peuvent libérer du temps (ou en faire perdre, si mal utilisés), aider à affiner une réflexion et ouvrir des possibles. 

Mais j’observe aussi autre chose de plus en plus souvent à travers différents articles (voire à travers ma propre pratique de l’IA mais le plus important est de ne pas tomber dedans) : une forme de fascination qui ressemble à de l’abdication.

Quand la technologie répond vite… mais ne décide pas à votre place.
Ce que l'IA fait très bien… et ce qu'elle ne fait pas du tout

On soumet une décision complexe à l’IA. Elle répond avec fluidité, elle structure, elle donne à voir une apparente cohérence. Et on se dit : c’est logique, donc c’est juste. Sauf que c’est loin d’être aussi simple. L’IA hallucine, invente des sources, arrondit des chiffres. Il faut tout relire, vérifier, sourcer, cliquer, revérifier. Au final, on peut perdre beaucoup de temps et beaucoup de justesse.

Philippe Guillemant, physicien spécialisé en intelligence artificielle (dont je vous recommande vivement la chaîne YouTube) le formule très clairement : « On est séduit par la capacité de l’IA à parler comme un homme politique qui parle bien. C’est un peu les paillettes. »

Et derrière les paillettes ?
Un algorithme extraordinairement puissant… qui traite du passé. Uniquement du passé. Concrètement, un modèle d’IA comme un LLM ne « comprend » pas : il calcule des probabilités de mots à partir de données d’entraînement passées. En l’occurrence, celles des utilisateurs. Ce sont eux qui décident. Ce sont eux qui sont intelligents. C’est vous. C’est moi. C’est nous !

Ce que la physique dit sur la conscience et que l'IA ne peut pas reproduire
C'est là que ça devient fascinant.
Et si la conscience accédait à une information qui ne se limite pas au présent ?

Guillemant, que j’ai découvert en 2024 et dont les travaux ont profondément éclairé ce que je vis depuis l’enfance, défend une thèse que peu de physiciens osent encore formuler publiquement : la conscience n’est pas produite par le cerveau.

Elle serait liée à l’information quantique (et à l’information du vide), à ce qu’il décrit comme une « épaisseur temporelle » de la conscience, un espace de temps qui s’étalerait dans le futur proche.

Autrement dit, la conscience ne serait pas strictement synchronisée avec le présent : elle serait légèrement « en avance » sur ce que nous percevons consciemment.

Dans ce modèle, l’information existerait indépendamment du cerveau, comme une structure fondamentale du réel. Au même titre que l’espace ou le temps.

L'intuition comme capteur d'informations réelles

Dit autrement : notre conscience ne se contente pas de traiter le présent. Elle capte dans le futur immédiat.
C’est quelque chose que je vis depuis l’enfance. Et avec le temps, j’ai réalisé que ce mécanisme est beaucoup plus partagé qu’on ne le croit. Simplement, il est rarement identifié comme tel.

Et ça, aucun réseau de neurones artificiels ne peut le faire. Même si l’IA tente de le faire croire. L’IA apprend à partir de données existantes, aussi massives soient-elles. Elle extrapole, elle prédit des patterns. Mais elle n’accède pas à ce champ d’informations qui se situe en avant du moment présent. Elle projette le futur à partir du passé, là où l’intuition, elle, semble accéder à une information déjà disponible en amont.

L'intelligence dont on parle rarement
Logique, analyse, mesure, preuve...

Comme le rappelle Guillemant, notre société a été construite sur une valorisation exclusive des capacités du cerveau gauche : logique, analyse, mesure, preuve. Il s’appuie notamment sur les expériences de Benjamin Libet en neurosciences. Ces expériences ont longtemps été interprétées comme une mauvaise nouvelle pour le libre arbitre : le cerveau semblerait prendre la décision avant que nous en ayons conscience.
Mais Guillemant renverse complètement cette lecture. Cette interprétation, dit-il, appartient à l’ancien paradigme du temps linéaire – un paradigme que la physique a depuis largement remis en question.

Si l’on accepte que le futur est déjà là, que tout se passe comme s’il venait vers nous, alors le tableau change du tout au tout. La conscience est en avance, ancrée dans ce futur proche. C’est donc normal que sa trace apparaisse en retard sur l’électroencéphalogramme. Loin de nier le libre arbitre, Libet en serait au contraire la démonstration.

Notre société occidentale n’en a que pour le QI comme étalon de l’intelligence. La rationalité comme seul critère de décision valide. Et je crois que j’ai passé une bonne partie de ma vie à essayer de rentrer dans ce moule qui ne me convenait pas. Comme si l’intelligence ne pouvait s’exprimer que d’une seule façon. Comme si l’intelligence émotionnelle – et ce que je percevais par ailleurs – ne comptait pas.

C’est précisément là que le piège de l’IA devient subtil. Elle peut simuler l’intelligence émotionnelle : reformuler avec empathie, détecter des patterns comportementaux, produire une réponse qui ressemble à de la compréhension. Mais simuler n’est pas ressentir. Calculer des probabilités n’est pas discerner.

Et surtout : l’IA ne choisit pas. Elle optimise. Elle n’a pas de libre arbitre – pas même l’ébauche d’un. Elle ne peut pas décider de faire autrement que ce pour quoi elle a été programmée. Vous, si.

L’IA analyse, calcule, projette. Mais elle ne perçoit pas.
Quand on apprend à ne plus s'écouter et ce qu'on y perd.

Résultat ? Des générations entières ont appris à se méfier de ce qu’elles sentaient, à écarter une impression estimée comme non fiable, à ignorer ce malaise diffus avant une signature, à taire cette certitude inexplicable qui précédait un choix juste.

À chaque fois que je n’ai pas écouté, je me suis plantée ! Purement et simplement. N’est-ce pas dramatique ?
Et voilà qu’aujourd’hui, on délègue à l’IA ce qu’on avait déjà appris à ne plus écouter en soi !

Ce que j’ai compris après toutes ces années, c’est que l’intuition n’est pas le contraire de l’intelligence. C’est une autre forme d’accès à l’information : plus rapide, plus directe, parfois plus précise que tout raisonnement construit.
Pas infaillible. Pas absolue mais réelle.

Et vous, comment vous décidez vraiment ?

Voici une question que je vous invite à vous poser maintenant :

La dernière fois que vous avez pris une décision importante, avez-vous rationalisé ou avez-vous discerné ?
La nuance est subtile mais elle change tout.
Rationaliser, c’est assembler des arguments jusqu’à ce qu’une direction semble logique. C’est ce que l’IA fait très bien. C’est ce que, lorsque vous raisonnez, vous faites très bien. Moi… plus ou moins bien 😁

Discerner, c’est intégrer l’information logique et ce que vous percevez : ce qui résiste, ce qui attire, ce qui sonne juste dans votre corps avant même que votre mental ait fini de construire son dossier.

Et c’est souvent là qu’un accompagnement extérieur peut faire la différence. C’est précisément cet équilibre entre traitement cognitif et perception subtile que Guillemant décrit comme une forme d’intelligence complète.

Guillemant propose d’ailleurs un exercice simple et puissant avec l’IA et que je trouve tout aussi valable sans elle : contredire volontairement une thèse à laquelle vous tenez. Formulez les arguments contraires. Observez ce qui remonte en vous pendant cet exercice. Pas pour changer d’avis systématiquement. Mais pour voir si votre conviction tient quand elle est challengée ou si elle s’effondre parce qu’elle n’était qu’une rationalisation confortable.

C’est ça, le discernement intuitif. Et c’est ça, le libre arbitre réel : pas l’absence d’information mais la capacité à les traverser toutes, logiques et intuitives à la fois, pour poser un choix conscient et même vibratoire.

Ce que j'explore avec vous en guidance intuitive

Alors oui, j’en conviens, cela peut paraître étrange que j’aille parfois un peu plus loin que le futur proche, que je perçoive des informations avant ou pendant une guidance intuitive avec vous.

Ce qui est important, ce n’est pas de savoir si ce que je perçois va arriver ou non. C’est ce que vous allez en faire.

Je ne prétends pas détenir la vérité, mais ce que j’observe dans ma pratique fait écho à ces modèles où le futur n’est pas figé, mais déjà structuré en informations possibles.

Comment nous allons utiliser cette information ensemble pour vous permettre de reprendre la main, de poser des choix là où tout était bloqué. Parce qu’à ce moment-là, ce ne sont plus mes perceptions qui comptent : ce sont vos décisions, votre réaction, votre libre arbitre. Et je vous assure que c’est mieux qu’une IA, sur le long terme.

À retenir (je préfère en remettre une couche)

L’IA traite de l’information passée avec une puissance statistique considérable. Or, l’intuition humaine capte des informations que les algorithmes ne peuvent pas atteindre. Ce ne sont pas deux ennemis, ce sont deux outils : à condition de ne pas confondre lequel fait quoi. Et de ne pas déléguer à l’un ce que seul l’autre peut faire. Bref, de rester conscient !

Utiliser les deux sans confondre les rôles

Je ne vous propose pas de rejeter l’IA. Comme dit plus haut, je l’utilise moi-même, à ma façon, dans certaines dimensions de mon travail.

Ce que je vous propose, c’est de ne pas laisser la puissance de l’outil éteindre votre propre capacité de captation.
Parce que sortir de la confusion, retrouver de la clarté sur une situation, débloquer une décision qui tourne en rond depuis des semaines ce n’est pas un problème de données manquantes. C’est souvent un problème de connexion à ce que vous savez déjà, quelque part.

C’est précisément ce que j’explore avec les personnes que j’accompagne en guidance intuitive : pas vous dire quoi faire mais éclairer ce que je perçois/entends pour que vous puissiez poser vos choix en conscience, avec tout ce que vous êtes (cerveau gauche compris).

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Si vous êtes en questionnement stratégique, en transition professionnelle ou simplement face à une décision qui résiste à toute logique, je vous invite à découvrir la Lecture Essentielle.

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Qu’il s’agisse d’une décision urgente ou d’une réflexion plus profonde,
nous prenons le temps ensemble d’analyser votre situation avec justesse et respect.

Idéal pour une décision professionnelle ou personnelle urgente ou plus approfondie, nous prenons le temps ensemble d’analyser votre situation.

Cet article combine mon vécu personnel depuis l’enfance avec les découvertes récentes de la physique de l’information. Il ne prétend pas détenir la vérité absolue mais propose une grille de lecture qui m’a permis de comprendre ce que je vis et de l’utiliser pour vous accompagner avec plus de clarté et de profondeur.

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